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Avec le soutien financier de l’Initiative internationale pour le climat et les forêts de la Norvège (NICFI) 

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Les futures initiatives visant à protéger efficacement les défenseur-e-s du territoire et de l’environnement doivent s’appuyer sur le renforcement de nos défenseur-e-s et de nos communautés de façon à nous protéger nous-mêmes, notamment :

  • en tirant parti d’approches sur lesquelles nous travaillons déjà (par ex. les réseaux communautaires d’alerte rapide et les mécanismes de protection collective, tels que les protocoles communautaires) 
  • en créant de nouveaux systèmes de protection communautaires et en consolidant nos alliances et nos réseaux, à l’échelle locale, régionale et internationale, et en effectuant des validations sur le terrain afin de faire connaître et dénoncer les pratiques illégales et les violations de nos droits.  

La première étape consiste à partager entre nous tout ce que nous avons appris jusqu’à présent concernant une protection collective efficace. 

L’Initiative de tolérance zéro (ZTI, selon son sigle en anglais), coalition mondiale menée par des représentant-e-s de peuples autochtones, de populations d’ascendance africaine et de communautés  locales et des ONG solidaires qui s’emploient collectivement à s’attaquer aux causes profondes des assassinats et de la violence à l’égard des défenseur-e-s des droits humains liés aux chaînes d’approvisionnement mondiales, a réalisé des recherches et des apprentissages sur les stratégies de protection et de prévention de la violence pilotées par les communautés.  Il s’agissait, dans un premier temps, de mieux connaître les ressources existant déjà sur ce thème et de savoir si elles conviennent à nos communautés, à partir de nos propres critères.

Un examen approfondi des ressources à l’intention des défenseur-e-s des droits humains concernant les stratégies communautaires de prévention et de protection contre les représailles a été mené pour rassembler cette base de ressources.

Crédit photo: Chris Stowers | Un membre de WAHLI, la filiale indonésienne de l'Amitié de la Terre, se tient debout sur une souche d'arbre forestier pour avoir une meilleure vue de la récente destruction.

Introduction
Un espace ouvert, accessible et convivial pour l’échange de pratiques exemplaires, de formations et de ressources concernant la protection collective.  Une bibliothèque, pleinement accessible sur les connexions à faible débit, sauvegardée avec l’appui de la coalition ZTI, pour que toutes les communautés autochtones, d’ascendance africaine et locales puissent y recourir et y contribuer.

Les communautés qui assurent la cartographie et une meilleure surveillance de nos territoires – l’un des nombreux buts de ce microsite – peuvent renforcer la capacité des communautés à recueillir des données factuelles, contribuer à réduire la déforestation et améliorer la sécurité des membres des communautés. De plus, la collecte de données factuelles, réalisée à l’aide des ressources trouvées sur le microsite, peut contribuer à la mise en place de stratégies efficaces pour éviter les impacts négatifs sur les droits humains et obtenir l’accès à la justice et à la réparation pour les communautés grâce à l’amélioration de la diligence raisonnable, du plaidoyer et du litige stratégique.

Nos communautés renforcées grâce à des ressources facilement accessibles seront mieux placées pour défendre nos terres, nos forêts, nos moyens de subsistance et nos droits.

Pour mieux connaître les stratégies et les ressources qui existent et qui sont nécessaires pour la prévention et l’autoprotection des communautés contre la violence et les représailles, la ZTI a mené une étude du point de vue des utilisateurs.  Il a fallu pour cela organiser des entretiens avec six organisations communautaires et de la société civile, dont chacune apporte aux communautés et aux défenseur-e-s des droits humains auprès desquels elles travaillent ou qu’elles représentent un soutien technique, juridique et financier, ainsi qu’à la formation et à la coordination.  Des entretiens ont ainsi été tenus avec des organisations régionales et nationales comptant des membres de divers pays et/ou régions, des alliances/réseaux nationaux de peuples autochtones et des organisations locales, des organisations de base régionales représentant des groupes autochtones et des dirigeants de gouvernements territoriaux autochtones, qui représentent tous l’autorité et l’autonomie collectives des peuples autochtones.  Nous les appelons « organisations de la société civile, alliances ou gouvernements » (OSCAG) partenaires.

« Nous sommes des conseillers techniques de la communauté, dont nous faisons aussi partie »
Chepkitale Indigenous People Development Project (CIPDP), Kenya

Définition de stratégies pilotées par les communautés
Bien que, dans certains cas, les entretiens aient été réalisés auprès de membres du personnel des OSCAG, les réponses ont montré des recoupements importants entre leurs identités et objectifs et les identités et engagements au niveau des communautés. Dans la plupart des cas, les stratégies d’activisme, de surveillance et de communication relevaient de la responsabilité partagée des OSCAG et des membres des communautés. Par conséquent, les limites entre ces deux entités étaient souvent floues. De plus, ces entretiens font ressortir des stratégies que les OSCAG utilisent (ou pour lesquelles il leur faut davantage de soutien) pour pouvoir mieux répondre aux besoins des communautés.  Cela attire davantage l’attention sur les stratégies structurées ou organisationnelles que les OSCAG peuvent adopter en tant qu’agents ou représentants de leurs communautés. L’expression « piloté par les communautés » dans notre étude englobe donc les structures et procédures organisationnelles formelles et les systèmes communautaires informels, tel que perçus par le personnel des OSCAG.

Autoprotection et prévention
Les définitions et les limites de l’autoprotection et de la prévention contre la violence et les représailles varient selon les personnes interrogées. Au niveau des communautés, cela va de la prestation de soutien en matière de formation de base et de pratiques sanitaires jusqu’à la participation communautaire à la surveillance régionale des terres collectives. Au niveau régional et national, l’autoprotection et la prévention sont considérées comme une réponse aux causes systémiques de la violence et supposent donc la mise en œuvre de campagnes nationales et de stratégies juridiques visant à élargir l’autonomie politique et l’identité autochtone. De plus, la capacité de chaque OSCAG à aborder et définir autoprotection et prévention dépendait de divers facteurs,  dont, entre autres : le statut juridique et l’autorité des OSCAG, leur histoire et leur participation aux politiques publiques, le soutien et l’engagement des communes et des membres des communautés, l’épistémologie et la perception concernant la protection et la sécurité, les capacités et les connaissances du personnel et la phase ou difficulté à laquelle fait face la communauté en question. 

Résultats et recherche
Les résultats des entretiens ont été catégorisés selon les thèmes ressortant des réponses, une distinction étant faite entre 1) les stratégies de protection et de prévention qui ont fonctionné par le passé pour les OSCAG et les communautés (c.-à-d. « ce qui fonctionne »), et 2) les stratégies pour lesquelles les OSCAG sollicitent davantage de soutien (c.-à-d. « ce qu’il faut »). Chaque thème comprend alors un ou plusieurs exemples de stratégie pour le contexte, et, s’il y a lieu, l’élément ou les éléments de ressource pour cette stratégie. Tenant compte de cette classification, ZTI a ensuite réuni plus de 100 ressources existantes (audiovisuel, outils numériques, guides et manuels, infographies, ressources de formation et renforcement des capacités organisationnelles, modèles, vidéos et webinaires). Les ressources ont été classées et catégorisées selon les critères tirés des entretiens : ce sont là les ressources auxquelles le microsite vous donne accès. 

La conclusion la plus importante tirée des entretiens, c’est que les ressources en soi sont loin d’être suffisantes.   Il est nécessaire de renforcer et d’améliorer la participation des communautés au processus de surveillance, puisque les activités de surveillance, de communication et radio et de patrouille sont considérées comme les moyens par lesquels tant les OSCAG que les membres des communautés peuvent contribuer le plus rapidement aux stratégies de protection et de prévention contre la violence et les représailles.  Il convient de souligner le besoin de support matériel en-dehors des ressources ou logiciels de base – c’est-à-dire, équipement et  instruments de surveillance, et formation correspondante.  Les répondant-e-s ont également exprimé le désir de bénéficier de formations parallèles avec les ressources/guides, plutôt que de simples ressources autonomes. C’est pourquoi la ZTI s’efforcera d’offrir des webinaires et des formations concernant la protection collective et la façon de consulter les ressources existantes. 

Conception du microsite
Le microsite est délibérément simple visuellement, de sorte qu’il puisse être accessible dans les zones géographiques où la connexion est faible. ZTI a réalisé des entretiens de suivi auprès d’utilisatrices et utilisateurs potentiels aux premiers stades de la conception du site Web et les concepteurs l’ont adapté en fonction des commentaires reçus. Si vous avez des commentaires ou si vous souhaitez que votre ressource soit intégrée, veuillez nous contacter au moyen du formulaire « Contact ».